La plume qui ensorcèle

La terre qui penche

Court résumé: Blanche est morte en 1361, mais sa vieille âme continue d’exister. Elle se souvient que tout à commencer quand son père, qu’elle déteste, l’a contrainte à se marier.

Mon avis: Étant manifestement un homme, avec des goûts masculins, il m’est souvent difficile d’appréhender les histoires centrées sur les femmes. On ne réfléchit pas et on ne ressent pas de la même manière, et j’ai souvent moins d’empathie pour un roman féminin. Comme je l’ai maintes fois répété, je n’apprécie pas non plus les contes fantastiques dans lesquels j’ai du mal en général à me projeter. Alors allez savoir pourquoi, j’adore ce que fait Carole Martinez !

J’avais déjà crié haut et fort tout le bien que je pensais de son « Cœur cousu » et la magie a encore fonctionné sur moi. Peut-être parce que son écriture est particulièrement belle et poétique. Elle utilise des formulations exigeantes et des phrases d’une grande richesse, pour nous transporter dans le temps et dans l’espace. On laisse alors de côté son quotidien et on se laisse porter par la beauté de la langue dans ce monde onirique.

Carole Martinez nous entraîne au XIVème siècle pour nous narrer le destin tout aussi extraordinaire que dramatique de Blanche. Afin d’être plus objective, elle alterne entre deux points de vue. Blanche, petit fille, nous raconte ses aventures de l’époque comme elle les a vécu et des années plus tard sa vieille âme apporte, avec du recul, son souvenir des évènements passés. Cette double vision donne une image d’ensemble de cette vie, qui couplée avec la plume ensorcelante de l’auteure, m’a complétement conquis.
Ce conte transpire tout autant d’amour et d’innocence que de violence et de perversité. Tout l’être humain nous apparaît dans son ensemble, avec ses forces et ses faiblesses. Avec une certaine légèreté et une certaine magie, l’ensemble des émotions passe dans ce texte, qui n’est finalement qu’un portrait de la société de ce siècle.

C’est une légende féminine et féérique, et ça m’a pourtant beaucoup plu. Grâce à un style hors du commun et parfaitement adapté au thème développé, c’est à la fois beau, poétique, humain… c’est Carole Martinez !

Gallimard 368 pages

17/20

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  1. Tu parles très bien de ce roman. Il est dans ma PAL et ne devrait plus tarder à être lu. Je suis impatiente et d’autant plus que ce sera mon premier Carole Martinez.

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  2. Voilà un avis qui donne envie ! C’est une auteur que je n’ai jamais alors que ces deux précédents romans trônent dans ma bibliothèque… un jour je m’y mettrai et j’ajouterai celui-ci.

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