Personnages originaux

Tu tueras le père

Court résumé: Vers Rome, un homme erre dans les rues, affolé: Son fils a disparu et sa femme a été retrouvée décapitée. Le commissaire Colomba Caselli va mener l’enquête avec l’aide de Dante Torre, un homme qui avait été enlevé et séquestré lorsqu’il était enfant.

Mon avis:

« Tu tueras le père » est le genre de roman qui sort de nulle part et dont les critiques sont unanimes. Dès sa sortie, sous la bannière d’une nouvelle collection « La bête noire » chez Robert Laffont, toute la presse, tous les blogueurs ont fait l’éloge de cet auteur qui m’était inconnu jusqu’alors.

Autant le dire tout de suite, j’ai vraiment accroché à cette histoire. J’ai tout de suite été emballé dans cette aventure aux relents malsains. L’atmosphère de secrets et de non-dits crée une envie de connaître la suite. Sans temps mort, les évènements et l’action se succèdent, au fur et à mesure que le mystère se désépaissit. Le scénario est bien ficelé et semble documenté.

Mais ce qui fait de ce thriller une véritable réussite, ce sont les personnages ! En effet, ils sont d’une grande originalité et je m’y suis vraiment attaché. Colomba, l’inspectrice battante aux actes incontrôlés et Dante, le reclus au passé traumatisé, vont très rapidement constituer une équipe hors du commun. Grâce à une plume agréable, Sandrone Dazieri fait vivre à ses deux compères des péripéties qui vont rouvrir leurs plus profondes blessures et mettre en lumière leurs failles sentimentales. Leurs deux caractères pourtant si différents vont finalement se compléter. Ils créent un ensemble basé sur une asociabilité commune. Ils deviennent alors des personnages marginaux pour lesquels on a de l’empathie et on s’inquiète pour eux. Pendant leurs différentes investigations, ils vont aussi croiser un grand nombre d’individus aussi bien alliés qu’ennemis, qui sont aussi captivants…Et que dire du Père, ombre glaçante qui rode toujours et hante constamment les pages du livre!

Fourmillant de dialogues d’une grande authenticité et souvent drôles, cette énigme m’a enchanté. Après Donato Carrisi, le polar italien nous dégote une nouvelle perle. Je n’ai pas vu passer les 650 pages et j’ai hâte de découvrir la suite des aventures de ces deux protagonistes atypiques, aussi torturés que déterminés.

Robert Laffont La bête noire, 666 pages

17/20

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  1. Je devrais aimer… sans aucun doute !

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