Private joke niçoise

Le nicois

Court résumé: Pour échapper à ses affaires frauduleuses, l’ancien maire de Nice, Jacques Merenda s’est réfugié en Amérique du Sud. Mais voilà qu’il est de retour sur sa terre natale où il a bien l’intention de rependre les rennes de la mairie. Pour ce faire, il va employer tous les moyens possibles mêmes les plus extravagants.

Mon avis:

Merci Babelio  et Michel Lafon pour cette lecture!

J’adore Joann Sfar. Voilà c’est dit ! J’aime beaucoup ce qu’il fait. Certains pensent et je ne suis pas loin d’être d’accord avec eux, que de vouloir tout faire, on ne fait rien de bien. Et bien je trouve que Joann Sfar est l’exception qui confirme la règle. Que ce soit dans la BD, dans le cinéma ou dans la littérature, ses arts ont la plupart du temps fonctionné sur moi. De plus, ses sorties médiatiques (radio, télé…), souvent décalées mais pertinentes, me touchent et offrent une vision assez intéressante sur les maux de notre temps. Tout ça pour dire que je porte ce Monsieur en très grande estime et que j’étais impatient de débuter son nouvel opus littéraire, surtout après la lecture de « L’éternel » qui m’avait emballé.

Et quelle ne fut pas ma déception ! Je ne suis jamais rentré dans le livre. L’histoire n’a ni queue ni tête, les personnages sont caricaturaux, vous allez me dire « c’est normal, c’est loufoque, c’est son style ! ». Oui mais cette fois-ci, je n’ai pas adhéré aux longs dialogues bourrés de mots régionaux non expliqués, je n’ai pas compris toutes les références niçoises que je ne connaissais pas et je n’ai pas pris de plaisir dans les scènes interminables de baston. Mais le pire de tout, est que je n’ai pas trouvé ça drôle ! J’ai ressenti ce roman comme un cadeau de l’auteur pour ses amis de la région, une sorte de private joke, où tout étranger se sent exclus. Je suis donc resté en dehors du coup, tout au long, spectateur de ce délire.

Faire une critique acerbe est toujours plus aisée. Trouver des arguments valorisants lorsqu’on affectionne un ouvrage, demande plus de réflexion. On sait pourquoi on n’a pas aimé mais on a souvent du mal à mettre le doigt sur ce qui nous a vraiment plu. C’est la première fois que je donne un avis négatif à un auteur que j’estime beaucoup et je peux vous dire que ce n’a pas été facile non plus. Bien sûr, je n’en tiendrai pas rigueur au grand Joann Sfar, même si je ne lirai surement pas la suite de cette aventure trop barrée pour moi. Ce n’est qu’un accroc sans conséquence dans mon rapport avec cet artiste et je vais continuer à le suivre… sans rancune !

Michel Lafon, 280 pages

11/20

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  1. fildediane dit :

    J’ai beaucoup aimé « L’éternel » moi aussi et j’hésitais encore sur ce dernier livre, j’avoue que je vais encore attendre un peu 😉
    Merci pour cet article sincère 🙂

    Aimé par 1 personne

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