Réalisme policier

police

Court résumé: Ils sont gardiens de la paix. Un jour, on leur donne une mission qui sort de l’ordinaire : reconduire un étranger à la frontière…

Mon avis:

Merci aux éditions Grasset pour cette lecture!

« Police » est un roman court (moins de 200 pages). Toute l’action se concentre dans peu de lieux et sur un petit laps de temps. On suit trois agents de police, qui sont missionnés pour transférer un homme. Mais cette mission n’est qu’un prétexte pour nous ouvrir les portes de ce monde que l’on connaît peu ou partiellement.

Dès les premières lignes, le lecteur est intégré au quotidien de ces forces de l’ordre. Hugo Boris nous brosse rapidement les portraits de ces personnages, afin que l’on puisse appréhender leurs comportements. Il ne détaille pas leurs vies, mais crée juste un contexte relationnel. Ainsi on entre en empathie avec eux. On ressent leurs émotions et on vit cette expérience à leurs côtés parce que le récit est fluide et transpire le réalisme. Ce petit groupe nous accepte et on devient un spectateur privilégié de cette tragédie humaine.

Et c’est ça la grande force de ce roman, qui se veut être un condensé de ce que représente le dur métier de policier. Car plus que de me plonger dans la vie extraordinaire de ces redresseurs de l’ombre, il a provoqué chez moi, un déferlement d’émotions. De l’amour, de l’amitié, de la tristesse, de la colère, de la panique, je suis passé par tous les états en même temps que les personnages.
La plume d’Hugo Boris est belle et agréable et transfère avec efficacité une certaine sensibilité sans jamais tomber dans les clichés ou le manichéisme. J’ai lu ce livre presque d’une seule traite tant je me suis laissé transporter par la puissance de cette boule de tensions, qui emportée par la vitesse des événements, fait naître un véritable suspense. Je voulais connaître la suite, savoir comment l’histoire allait tourner.

A la fermeture de ce texte, je suis ressorti ému par le destin de tous les protagonistes, qui sont régulièrement partagés entre moralité et professionnalisme. Hugo Boris fait une belle déclaration de respect au monde judiciaire pourtant si peu considéré. Il me prouve aussi qu’un livre peut être bref et profond à la fois !

Grasset, 185 pages

16/20

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  1. Mokamilla dit :

    J’entends beaucoup de bien de ce titre des matchs de la rentrée littéraire.

    Aimé par 1 personne

  2. Emma dit :

    Belle chronique ! Ca donne envie !!

    Aimé par 1 personne

  3. jostein59 dit :

    J’avais beaucoup aimé le style de l’auteur avec Trois grands fauves. Ton texte me laisse comprendre qu’ici aussi les mots sont justes et donnent de la force au personnage. Tout ça sans en faire des pages et des pages. Je crois que je vais me laisser tenter.

    Aimé par 1 personne

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