La révolte dans les veines

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Court résumé: Caryl Ferey nous propose un retour sur son parcours d’écrivain, à travers tous les voyages qui ont inspiré son œuvre.

Mon avis:

Merci aux éditions Albin Michel pour cette lecture!

Même si vous n’avez entendu que du bien sur Caryl Ferey (et c’est vraiment mérité !), même si le design de la couverture est vraiment attrayant, vous ne devez pas vous lancer dans ce livre sans avoir lu au préalable quelques romans de l’auteur. Car à travers ces pages, il a décidé de nous raconter son histoire, pleine de voyages et d’aventures mais toujours par le prisme de ses écrits. Moi, qui suis un grand fan, j’avais lu ses trois derniers opus. Et bien dans ce texte, ce sont bien les passages correspondants à ces ouvrages qui m’ont le plus passionné. J’ai fait le lien entre la réalité qu’il a décelée et les histoires qui en ont découlé. J’ai pu constater alors toute la résonance que les lieux, les personnes et les contextes qu’il a rencontrés, ont eue sur son œuvre. Grâce à ces précisions, j’ai mieux compris ses luttes et les choses qu’il veut faire passer dans son travail.

Caryl Ferey nous fait découvrir sa vie de baroudeur. Il nous emmène aux quatre coins du monde. On le suit de l’innocence de ses débuts jusqu’à son couronnement cinématographique. Des plus petits troquets aux plus vastes espaces naturels, il entraîne le lecteur dans son périple aux côtés de sa bande de bras cassés. Au détour de grands moments aussi déjantés que touchants, il se révèle être un homme avide de nouveauté, de rencontres mais surtout de justice. Et c’est d’ailleurs ce qui m’a le plus marqué tout au long de ce récit: la révolte qui bouille en permanence dans ses veines ! Il semble constamment en quête de vérité comme s’il se nourrissait de tous ses combats.

Dans ses aventures parfois rocambolesques, il improvise sans cesse et se fie souvent au hasard. Mais lorsqu’il pose ses doigts sur le clavier, lorsqu’il décide de poser l’histoire sur le papier, le génie de Caryl Ferey reprend le dessus. Sa plume, d’une grande qualité littéraire, fait naître un texte fluide, tranchant et toujours juste. Par ce style exigeant et la puissance de ses messages, Caryl Ferey prouve une nouvelle fois qu’il fait partie du haut du panier et qu’il est une pièce maîtresse du roman noir français.
C’est un artiste qui a besoin d’attiser le feu qu’il a en lui pour alimenter sa rage. Donc, croisons les doigts : pourvu que ça continue de brûler !

Albin Michel, 298 pages

16/20

Et un petit souvenir, ma rencontre avec l’auteur en 2016!

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  1. jostein59 dit :

    Impressionnée par Zulu ( et je viens de finir Anima de Wajdi Mouawad qui m’y a fait repenser, sûrement quelque chose dans la violenc et la densité), j’ai aussi lu Mapuche. Caryl Ferey semble effectivement un être franc et « bouillonnant ». Je lirai peut-être Condor avant celui-ci ( enfin si un jour j’ai le temps)

    Aimé par 3 people

  2. alexmotamots dit :

    Je préfère ses récits courts à ses longs romans. Alors là, j’hésite.

    Aimé par 1 personne

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