(#385) Michaël Connelly – Sur un mauvais adieu

Un très bon cru!

Court résumé: Un vieux milliardaire fait appel à Harry Bosh pour retrouver son éventuel héritier. D’autre part, Harry doit enquêter sur un violeur en série qui sévit dans la ville…

Mon avis:

Merci aux éditions Calmann-Levy pour cette lecture!

C’est difficile pour moi de faire une chronique d’un livre de Michaël Connelly. J’ai toujours l’impression de me répéter. A chaque nouvel opus, mon ressenti est le même, comme si la qualité de ses romans était constante. Et cette dernière lecture ne déroge pas à la règle.

On retrouve Harry Bosh là où on l’avait laissé dans « Jusqu’à l’impensable ». Depuis le début de ses aventures il y a 25 ans, il a vieilli bien sûr, sa situation professionnelle a changée mais il a gardé tout ce qui fait de lui notre inspecteur préféré. En tant que fan de la série, j’adore voir évoluer ce personnage captivant auquel je me suis vraiment attaché. Mais une fois de plus, la réussite de l’épisode ne repose pas uniquement sur le charisme de l’acteur principal. Elle s’appuie aussi sur un scénario parfaitement huilé et renversant. Lire la suite

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(#384) Wendy Walker – Emma dans la nuit

Manipulation psychologique

Court résumé: Il y a trois ans, Emma et Cassandra, les deux sœurs Tanner, ont disparu mystérieusement. Aujourd’hui, Cass réapparaît et raconte aux enquêteurs leur enlèvement…

Mon avis:

Merci aux éditions Sonatine pour cette lecture!

Si comme moi, vous avez aimé « Tout n’est pas perdu », le premier roman de Wendy Walker, vous ne serez pas désorientés. En effet, pour ce nouvel opus, elle reste dans le même genre de littérature, le thriller psychologique. Elle a gardé la même recette dans laquelle elle utilise la complexité du cerveau et de la mémoire pour mieux nous manipuler.

Le récit est structuré en deux points de vue. A la première personne, on entre dans la tête de Cass, qui nous relate sa version de sa disparition. On suit aussi en parallèle les investigations de la psychiatre de la police qui cherche à retracer ce qu’il s’est vraiment passé. Au fil des pages, on comprend que la famille Tanner cache des faits et ne dit pas tout. Notre suspicion passe alors de personnage en personnage. Lire la suite

(#383) Annie Ernaux – Mémoire de fille

Souvenir caché

Court résumé: Été 1958, Annie Ernaux arrive dans la colonie S. Sa jeunesse et son naïveté vont l’entraîner dans une spirale émotionnelle…

Mon avis:

Merci aux éditions Folio pour cette lecture!

Annie Ernaux a créé une œuvre presque essentiellement autobiographique. Chaque roman concerne une partie de sa vie. Pour « Mémoire de fille », l’approche a été plus difficile pour elle. En effet, les évènements intervenus en 1958 ont longtemps hanté l’autrice. Il lui a donc fallu du temps et attendre un âge avancé pour enfin s’y attaquer.

Longtemps, pour se préserver, elle avait rejeté ce passé dans les limbes de l’oubli. Elle a décidé de se décharger de ce poids. Pour se faire, elle s’est mise en retrait en observant la jeune fille qu’elle était, comme une personne étrangère. Ce mode de narration lui permet d’être objective et surtout de ne pas tenir compte de ses sentiments. Elle s’en tient uniquement aux faits. Elle peut ainsi regarder les évènements de l’époque avec ses yeux d’aujourd’hui. Ce qui lui paraissait honteux et inavouable, peut enfin être porté au grand jour. Lire la suite

(#382) John Connolly – Le temps des tourments

Polar surnaturel

Court résumé: Après son incarcération pour pédophilie, Jérôme Burnel sort de prison. Se réclamant innocent, il craint pour sa vie et demande de l’aide à Charlie Parker…

Mon avis:

Merci à Babelio et et aux éditions Presses de la cité pour cette lecture!

Depuis longtemps, je vois circuler le nom de John Connolly dans le monde des polars. Je ne compte plus le nombre de livres que j’ai pu lire dans cette catégorie que j’affectionne, mais je ne sais pour quelle raison, je n’avais jamais lu cet auteur.

Pour la 15ème enquête, Charlie Parker accepte de s’intéresser à une affaire résolue dont les circonstances étaient plutôt floues. Le flair légendaire du détective va le pousser à réétudier le dossier. La rencontre de ce personnage a été une bonne surprise pour moi. Accompagné de son duo de tueurs charismatiques, il forme une équipe atypique mais attachante. Comme souvent dans les séries policières, ce sont des êtres torturés qui trainent des évènements sinistres derrière eux. Lire la suite

(#381) Diane Ducret – La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose

Légèreté et émotion

Court résumé: Après s’être fait larguer par téléphone, Enaid continue sa vie pleine d’embûches et dans laquelle il semble toujours manquer quelqu’un…

Mon avis:

Merci aux éditions Flammarion pour cette lecture!

Diane Ducret fait partie de ces femmes, qui lorsqu’elles arrivent sur un plateau de télévision ou devant un micro de radio, irradient le studio de leur charme, de leur humour et de leur répartie. Je voulais depuis longtemps me rendre compte si ses écrits étaient du même acabit.

Avec sa couverture aux couleurs flashy et son titre saugrenu, on pourrait s’attendre à entrer dans une comédie romantique ou dans un roman feel-good, avec de bons sentiments. Avant de commencer, je ne vous cache pas que j’étais un peu inquiet, moi qui ne suis pas un grand adepte de ce genre de lecture. Le début du texte va dans ce sens en entrant dans le quotidien d’Enaid, jeune femme plutôt malchanceuse, qui cumule les mésaventures. Lire la suite

(#380) Olivier Barde-Cabuçon – Le carnaval des vampires

Venise la sombre

Court résumé: Volnay, le commissaire aux morts étranges et son père, le moine, sont de retour à Venise. Très rapidement, ils vont être confrontés à des meurtres vampiriques…

Mon avis:

Merci aux éditions Actes Sud pour cette lecture!

Même si Olivier Barde-Cabuçon sait se renouveler à chaque fois, les ingrédients qui font de cette série une réussite, sont une nouvelle fois présents. Je veux bien sûr parler de l’atmosphère particulière qui plane sur ces aventures. A chaque opus, on est embarqué dans un nouveau décor, dans une nouvelle région. Comme il avait su le faire en Savoie ou au palais de Versailles, l’auteur recrée avec habileté l’ambiance des lieux. On se balade le long des canaux de Venise comme si on y était. Dans cette ville atypique, la luminosité et l’exubérance de la journée succèdent aux ténèbres et au mystère de la nuit. L’écriture de belle facture et un peu « surannée » de l’auteur colle parfaitement à l’époque racontée. Sans exagérer dans les descriptions, il nous met parfaitement en situation pour apprécier au mieux l’aventure. Lire la suite