Petit polar, personnage original

Piste noire

Court résumé: Dans une petite station de ski du al d’Aoste, un homme est retrouvé déchiqueté sous une dameuse. Le sous-préfet (nouvelle appellation italienne pour désigner un commissaire) Rocco Schiavone, récemment muté dans cet endroit, se retrouve avec cette affaire sur les bras.

Mon avis:

Merci les éditions Folio pour cette lecture!

Après les belles surprises de cette année qu’ont été Sandrone Dazieri et Giancarlo De Cataldo, je me suis dit : « Pourquoi pas un troisième italien ! ». Là où « Tu tueras le père » de Dazieri se distinguait par son ambiance et « Suburra » de De Cataldo par son réalisme, « Piste noire » d’Antonio Manzini se démarque par son personnage singulier.

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, on est dans un polar des plus classiques. L’histoire se situe dans une petite ville isolée. Suite à un meurtre, le sous-préfet Rocco Schiavone va être dans l’obligation de mener les investigations parmi la communauté pour découvrir le coupable. Grâce aux indices trouvés sur place et aux échanges avec les habitants, le mystère va s’éclaircir au fil des pages. Voilà le résumé de ce que j’appelle un polar classique. Le scénario est intéressant, il ne m’a pas déplu, mais ce n’est pas l’élément que je retiendrai de ce roman.

L’originalité de cette aventure repose sur les épaules de Rocco Schiavone, l’acteur principal. Dans les polars habituels, l’enquêteur aime son job, est torturé par son passé, est souvent divorcé et solitaire. Rocco, lui, est marié, infidèle mais marié. Dans son métier, son objectif est d’en faire le moins possible et il déteste les complications. Il n’est traumatisé ni par une histoire personnelle dramatique ni pas par des relents d’anciennes affaires effrayantes, mais simplement parce qu’il doit vivre dans lieu perdu alors que lui, vient de la grande ville. Voilà son drame ! C’est donc un type toujours de mauvaise humeur, prétentieux, odieux, macho et particulièrement antipathique. Ce caractère donne lieu à des dialogues croustillants de méchanceté. On attend à chaque scène ses nouvelles réactions qui sont à chaque fois déconcertantes. Et c’est finalement tout ce qui fait son charme.

Pour conclure, je ne me suis jamais ennuyé dans cette enquête sur les pistes enneigées. C’est un bon petit passe-temps policier sans être révolutionnaire, où Rocco Schiavone, le commissaire acariâtre, ressort comme le seul point fort. Sortir du politiquement correct, ça détend !

Folio 291 pages

14/20

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