Nostalgie intemporelle

Eté 42

Court résumé: Oscy est le chef, Hermie le rêveur et Benjie le suiveur. Ils ont quinze ans et les filles leur font tourner la tête.

Mon avis: Jusqu’à ce que les éditions Folio me le proposent, j’avais sommairement entendu parler du film culte « Un été 42 » mais je ne connaissais pas l’existence du livre. En hommage à son ancien ami disparu, Herman Raucher a décidé d’écrire cette histoire pour raconter les étés qu’ils passaient ensemble lorsqu’ils étaient jeunes. Les événements se déroulent en 1942, mais restent intemporels car ils peuvent être transposés facilement dans le monde actuel. Aucun élément n’est vraiment désuet et rien ne permet de se sentir déplacé.

On assiste à une histoire d’amitié entre trois adolescents. Ils sont tous différents mais tellement complémentaires. Par désœuvrement, ils vivent des aventures grâce auxquelles ils vont tour à tour se chamailler, se soutenir, se battre, s’aider, se détester pour mieux recommencer le lendemain. Ce livre est empreint d’éternité, comme si cette amitié n’avait pas de limite, pas de fin. Il nous ramène à notre propre jeunesse où l’on a tous goûté à cette étape de naïveté et d’espoir.

A travers ces garnements, Herman Raucher nous narre les préoccupations de tous les jeunes hommes de cet âge-là. C’est donc bien sûr aussi une histoire de filles et de sexe, deux choses qui ne font qu’une dans l’esprit d’un adolescent à l’aube de sa puberté. Ça gratte dans le bas ventre et toutes les pensées sont centrées sur le seul objectif : le sexe. Obsédés par cet objectif, les trois amis vont vivre des moments truculents. Certaines scènes deviennent même très drôles du fait de leur maladresse et leur ignorance dans le domaine et j’ai beaucoup ri.

J’ai trouvé ce texte extrêmement touchant. J’ai ressenti toute la nostalgie de l’auteur dans son apprentissage de la vie. Je pense que ce livre va réjouir tous les hommes (les femmes je ne sais pas !) car il va les téléporter plusieurs années en arrière et faire ressurgir tous les souvenirs et les sensations de leur jeunesse. Pour ma part, c’est un gros coup de cœur et j’ai passé de très bons moments dans ma tête d’adolescent. Herman Raucher m’a fait rire et je revenais chaque jour avec impatience dans ma lecture, pour que l’insouciance de mon enfance ne s’arrête jamais !

Folio 352 pages

17/20

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