Western prolétaire

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Court résumé: En 1917, après la mort de leur père, les frères Jewett décident de se lancer dans les braquages de banques. Dans leurs traces, ils vont entraîner un tas de personnages aussi paumés qu’eux…

Mon avis:

Merci aux éditions Albin Michel pour cette lecture!

Enfin ! Le nouveau Donald Ray Pollock est arrivé ! Depuis que j’ai découvert « Le diable, tout le temps » grâce au magazine LIRE qui l’avait nommé meilleur livre de l’année 2012, j’attendais avec impatience son nouvel opus. Ce premier roman avait été pour moi une révélation et je plaçais depuis cet auteur dans mes incontournables. Alors est-ce que ce retour a tenu toutes ses promesses ?

Dès les premières lignes, le style fait mouche. Avec sa plume à la fois exigeante, travaillée et efficace, Donal Ray Pollock m’a tout de suite capté. Et me voilà entraîné dans une nouvelle épopée débridée qu’il manie si bien. Comme d’habitude, l’atmosphère est sombre et les personnages atypiques. Car cet auteur s’intéresse aux miséreux comme personne. On entre au fin fond des terres pour découvrir la vie de prolétaires, de ceux qui n’ont pas eu de chance. On suit le destin de ces losers dont les seuls objectifs se résument à la bouffe, l’argent, la baise et la baston. Tout ce petit monde se croise dans des scènes cocasses où leurs plus bas instincts prennent le dessus. Mais même si leur comportement m’a très souvent consterné, l’auteur sait les rendre attachants dans leur naïveté et dans leur maladresse.

Ce deuxième roman est une réussite. Donald Ray Pollock a de nouveau fait parlé son génie. Il nous offre un western de paumés, qui est aussi passionnant que délirant. Un peu moins violent et sauvage que son prédécesseur, avec un peu plus de lumière, « Une mort qui en vaut la peine » est une aventure qui allie action, humour, sentiments et réflexions, pour mettre à jour la vie chaotique des petites communautés oubliées.

Oui, Donald Ray Pollock confirme son statut. Il prouve, s’il était besoin, qu’il est bien un des grands auteurs contemporains de romans noirs. Je vous recommande donc fortement ce petit bijou poisseux dans lequel il fait preuve d’une grande maîtrise. C’est jouissif et comme moi, vous en redemanderez !

Albin Michel 563 pages

17/20

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  1. J’aimerais beaucoup le découvrir ! Hop sur la wishlist ^^

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  2. Julie Dionaea dit :

    J’ai super hâte de pouvoir le lire !!

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  3. Dareel dit :

    C’est vrai qu’on est vite captivés par ce récit, et ça devient carrément addictif comme lecture !

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  4. […] « Une mort qui en vaut la peine » de Donald Ray Pollock: infos ici et ma chronique ici […]

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  5. Je vais bientôt le lire mais aussi celui d’avant !

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